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Publié le 29 Septembre 2010

Jean-Michel Basquiat dans son atelier de Great Jones Street, New York, 1985 deva
BASQUIAT

 

15 octobre 2010 - 30 janvier 2011

Cette rétrospective est présentée à l’occasion du cinquantième anniversaire de la naissance de l'artiste. C'est la première de cette envergure en France.

D’origine portoricaine et haïtienne, né en 1960 à Brooklyn dans l’Etat de New York et mort à New York en 1988 à la suite d’une overdose à l’âge de vingt-sept ans, Basquiat appartient à la génération des graffiteurs qui a brusquement émergé à New York à la fin des années 70. En 1977, il commence à signer ses graffitis du nom de SAMO (pour « Same Old Shit ») accompagné d’une couronne et du sigle du copyright. Au cours de sa fulgurante carrière, sa peinture passe de la rue au tableau.

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Son univers mélange les mythologies sacrées du vaudou et de la Bible en même temps que la bande dessinée, la publicité et les médias, les héros afro-américains de la musique et de la boxe, et l’affirmation de sa négritude. Il définit ainsi une contre-culture urbaine, underground, violente et anarchique, pétrie de liberté et de vitalité. En 1982, Basquiat est invité à participer à la Documenta 7 de Kassel en Allemagne. L’année suivante, il est le plus jeune et premier artiste noir à exposer à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York.

À partir de 1984, il réalise en commun des peintures avec Andy Warhol jusqu’à la mort de ce dernier en 1987.S’étant toujours défini comme un peintre influencé par son environnement urbain quotidien, les racines de sa pratique «expressionniste primitiviste» sont à trouver du côté d’une peinture européenne d’après-guerre, celle de Jean Dubuffet, réfractaire à l’«asphyxiante culture» ou celle de Cobra, ainsi que du côté de la grande tradition américaine de Robert Rauschenberg à Cy Twombly. Après sa mort prématurée en 1988, il laisse une œuvre considérable habitée par la mort, le racisme et sa propre destinée. Sa vie brûlante et explosive, mêlant le star-système et la révolte, a inspiré en 1996 le film « Basquiat » du peintre et cinéaste Julian Schnabel. En 1984, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris avait déjà présenté Jean-Michel Basquiat dans une exposition collective consacrée au mouvement de la Figuration Libre France/USA, aux côtés de Robert Combas, Hervé Di Rosa, Keith Haring.

Cette rétrospective composée d’une centaine d’œuvres majeures (peintures, dessins, objets) provenant de nombreux musées et de collections particulières américains et européens, permet de reconstituer le parcours chronologique de l’artiste et de mesurer son importance dans l’art et dans l’histoire de l’art au-delà des années 80.

L’exposition Basquiat a été conçue par la Fondation Beyeler à Bâle - où elle a d'abord été présentée (9 mai - 5 septembre 2010) -, et organisée en collaboration avec le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. C'est la première exposition de cette ampleur jamais consacrée à Basquiat.

 

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Commissaire général de l'exposition : Fabrice Hergott

Commissaires : Marie-Sophie Carron de la Carrière, Dieter Bucchart

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Rédigé par L'Atelier du Studio Célanie

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Publié le 28 Septembre 2010

Arman, Home, Sweet Home, 1960. Collection Centre Pompidou, Dist. RMN. Masques à gaz.<br><br>Courtesy Centre Pompidou © ADAGP Paris 2010 Capture-d-ecran-2010-09-29-a-00.01.20.png
Arman
22 sept.-10 janv. 2011


Paris 4e. Centre Pompidou
L'exposition montre les deux fondamentaux de l'oeuvre d'Arman: le geste, hérité de la pratique des arts martiaux, à travers un choix exceptionnel de documents filmés d'actions d'Arman, et l'objet comme vecteur de formes artistiques nouvelles.

Arman

Galerie 2, Niveau 6
Le Centre Pompidou consacre une exposition rétrospective à Arman, l'une des figures majeures de l'art de l'après-guerre. L'exposition réunit près de cent-vingt oeuvres, provenant de prestigieuses institutions internationales et de collections particulières pour proposer, en une approche inédite, une traversée de l'oeuvre d'Arman de la seconde moitié des années 50 aux dernières années du XXe siècle.

Membre fondateur du Nouveau Réalisme, mouvement préconisant de nouvelles «approches perceptives du réel», Arman développe une oeuvre en lien direct avec son époque, utilisant comme matière artistique les objets manufacturés produits par la société de consommation.

Dans un parcours à la fois didactique et vivant, l'exposition montre les deux fondamentaux de l'oeuvre d'Arman: le geste, hérité de la pratique des arts martiaux, à travers un choix exceptionnel de documents filmés d'actions d'Arman, et l'objet comme vecteur de formes artistiques nouvelles. Le parcours proposé s'organise autour de sept thèmes qui mettent l'accent sur les grandes problématiques plastiques de l'artiste et témoignent à la fois de l'originalité et de l'évidente résonance contemporaine de l'oeuvre d'Arman.

«J'ai commencé comme peintre. (…) J'ai besoin physiquement, pratiquement, physiquement de toucher la couleur. Ayant trouver ce système pour capturer la peinture qui sort des tubes, en la prenant dans le Plexiglas ou le polyester, elle devient objet. La couleur devient objet. Je me suis beaucoup amusé avec ça. J'ai fait des oeuvres monochromes, d'autres très colorées: j'ai refait le peintre.» Arman, Entretien avec Daniel Abadie, «L'Archéologie du futur» (Cat. Jeu de Paume, 1998).

L'artiste est en effet peintre de formation, mais il abandonne dès 1955 le pinceau pour le tampon, avec lequel il imprime la surface de la feuille ou de la toile par des gestes automatiques. Influencé par les grandes figures des avant-gardes historiques comme Schwitters, Picasso ou le typographe proche du groupe De Stijl, Nikolaas Werkman, Arman va, dès 1958, intégrer à son langage le grand format et la règle de composition en all over de l'expressionisme abstrait américain.

À partir de 1957, en lien avec le milieu de la musique concrète, Arman recourt à des objets enduits de peinture qui déposent la trace de leur passage sur la surface de la toile; ce sont les «Allures d'objets». À travers ces recherches, l'objet s'impose peu à peu dans le cadre pictural en s'appuyant sur la notion de quantitativisme.

Dès lors, l'artiste fait entrer l'objet dans son processus de création en le revendiquant en tant que «fait plastique»; ainsi, les célèbres et souvent controversées «Poubelles» présentent le détritus comme matière artistique, inscrivant Arman dans une démarche résolument post-moderne.

Dans le cadre de l'exposition Arman, la Galerie des enfants propose un dispositif interactif pour le jeune public à partir de trois ans, en lien avec l'univers de l'artiste. L'objet et le geste serviront de fils conducteurs au parcours, croisant tout à la fois les innovations du créateur et le monde sensible de l'enfant. Immergés au coeur d'une «usine poétique et contemporaine» créée par le designer-plasticien Adrien Rovero, les enfants expérimenteront de façon sensorielle et collective les procédés d'Arman (tampons, coupes d'objets, portrait-robot…) pour poser un regard neuf sur le monde qui les entoure.

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Rédigé par L'Atelier du Studio Célanie

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