ARMAN au Centre Georges Pompidou- 22 sept.-10 janv. 2011

Publié le 28 Septembre 2010

Arman, Home, Sweet Home, 1960. Collection Centre Pompidou, Dist. RMN. Masques à gaz.<br><br>Courtesy Centre Pompidou © ADAGP Paris 2010 Capture-d-ecran-2010-09-29-a-00.01.20.png
Arman
22 sept.-10 janv. 2011


Paris 4e. Centre Pompidou
L'exposition montre les deux fondamentaux de l'oeuvre d'Arman: le geste, hérité de la pratique des arts martiaux, à travers un choix exceptionnel de documents filmés d'actions d'Arman, et l'objet comme vecteur de formes artistiques nouvelles.

Arman

Galerie 2, Niveau 6
Le Centre Pompidou consacre une exposition rétrospective à Arman, l'une des figures majeures de l'art de l'après-guerre. L'exposition réunit près de cent-vingt oeuvres, provenant de prestigieuses institutions internationales et de collections particulières pour proposer, en une approche inédite, une traversée de l'oeuvre d'Arman de la seconde moitié des années 50 aux dernières années du XXe siècle.

Membre fondateur du Nouveau Réalisme, mouvement préconisant de nouvelles «approches perceptives du réel», Arman développe une oeuvre en lien direct avec son époque, utilisant comme matière artistique les objets manufacturés produits par la société de consommation.

Dans un parcours à la fois didactique et vivant, l'exposition montre les deux fondamentaux de l'oeuvre d'Arman: le geste, hérité de la pratique des arts martiaux, à travers un choix exceptionnel de documents filmés d'actions d'Arman, et l'objet comme vecteur de formes artistiques nouvelles. Le parcours proposé s'organise autour de sept thèmes qui mettent l'accent sur les grandes problématiques plastiques de l'artiste et témoignent à la fois de l'originalité et de l'évidente résonance contemporaine de l'oeuvre d'Arman.

«J'ai commencé comme peintre. (…) J'ai besoin physiquement, pratiquement, physiquement de toucher la couleur. Ayant trouver ce système pour capturer la peinture qui sort des tubes, en la prenant dans le Plexiglas ou le polyester, elle devient objet. La couleur devient objet. Je me suis beaucoup amusé avec ça. J'ai fait des oeuvres monochromes, d'autres très colorées: j'ai refait le peintre.» Arman, Entretien avec Daniel Abadie, «L'Archéologie du futur» (Cat. Jeu de Paume, 1998).

L'artiste est en effet peintre de formation, mais il abandonne dès 1955 le pinceau pour le tampon, avec lequel il imprime la surface de la feuille ou de la toile par des gestes automatiques. Influencé par les grandes figures des avant-gardes historiques comme Schwitters, Picasso ou le typographe proche du groupe De Stijl, Nikolaas Werkman, Arman va, dès 1958, intégrer à son langage le grand format et la règle de composition en all over de l'expressionisme abstrait américain.

À partir de 1957, en lien avec le milieu de la musique concrète, Arman recourt à des objets enduits de peinture qui déposent la trace de leur passage sur la surface de la toile; ce sont les «Allures d'objets». À travers ces recherches, l'objet s'impose peu à peu dans le cadre pictural en s'appuyant sur la notion de quantitativisme.

Dès lors, l'artiste fait entrer l'objet dans son processus de création en le revendiquant en tant que «fait plastique»; ainsi, les célèbres et souvent controversées «Poubelles» présentent le détritus comme matière artistique, inscrivant Arman dans une démarche résolument post-moderne.

Dans le cadre de l'exposition Arman, la Galerie des enfants propose un dispositif interactif pour le jeune public à partir de trois ans, en lien avec l'univers de l'artiste. L'objet et le geste serviront de fils conducteurs au parcours, croisant tout à la fois les innovations du créateur et le monde sensible de l'enfant. Immergés au coeur d'une «usine poétique et contemporaine» créée par le designer-plasticien Adrien Rovero, les enfants expérimenteront de façon sensorielle et collective les procédés d'Arman (tampons, coupes d'objets, portrait-robot…) pour poser un regard neuf sur le monde qui les entoure.

Rédigé par L'Atelier du Studio Célanie

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